Quelles sont les meilleures stratégies pour les ONG de collecter des fonds aujourd’hui ?

Quelles sont les meilleures stratégies pour les ONG de collecter des fonds aujourd’hui ?

Question soumise par : Almoudou Coulibaly, coordinator, ONG Vision d’Action pour le. Développement Inclusif au Mali (VADIM), Mali

Il n’existe pas une stratégie unique de fundraising. La priorité aujourd’hui est surtout de construire un portefeuille de financements diversifié plutôt que de dépendre d’un seul bailleur ou d’un seul canal.

Premier levier : les financements institutionnels. Il reste essentiel de bien connaître les bailleurs, leurs priorités et leurs critères, mais aussi d’anticiper les opportunités plutôt que de répondre uniquement aux appels à projets.

Deuxième levier : le secteur privé. Mécénat, partenariats RSE, dons en nature ou mise à disposition de compétences peuvent ouvrir de nouvelles sources de financement.

Troisième levier : les particuliers et la diaspora. Le digital et le mobile money permettent aujourd’hui de faciliter considérablement le don, à condition de proposer un parcours simple et accessible.

Quatrième levier : les revenus propres. Formations, conseils ou prestations peuvent contribuer à réduire la dépendance aux financements externes.

Enfin, il faut investir dans la fidélisation. Acquérir un nouveau donateur coûte souvent plus cher que maintenir une relation avec un donateur existant.

Et surtout, le storytelling ne doit pas remplacer les preuves : l’histoire attire l’attention, mais l’impact et la transparence créent la confiance.

Pour une ONG malienne disposant de moyens limités, je commencerais donc par consolider ses donateurs existants, développer un canal de don simple, puis structurer progressivement les partenariats privés et les revenus propres.

What are the best fundraising strategies for NGOs today?

Question submitted by: Almoudou Coulibaly, Coordinator, ONG Vision d’Action pour le. Développement Inclusif au Mali (VADIM), Mali

There is no single fundraising strategy. The priority today is to build a diversified funding portfolio rather than relying on a single source.

The first lever: institutional funding. It remains essential to have a good understanding of various donors, their priorities and criteria, and to anticipate opportunities rather than respond only to project calls.

Second lever: the private sector. Sponsorship, CSR partnerships, in-kind donations or the provision of skills can open up new sources of funding.

Third lever: individuals and the diaspora. Digital technology and mobile money now make it much easier to donate.

Fourth lever: own income. Training, advice or services can help reduce dependence on external funding.

Finally, it’s essential to invest in donor retention. Acquiring a new donor often costs more than maintaining a relationship with an existing one.

And above all, storytelling should not replace evidence: the story attracts attention, but impact and transparency create trust.

For a Malian NGO with limited resources, I propose you start by consolidating your existing donors, developing a simple donation channel,  gradually structuring private partnerships and building your own revenue streams.

(Khadi Toure is a Senegalese funds development, partnership and project management specialist, and Founder & Senior Consultant at YOON Impact) 

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